Campbellstomatosoup


Soulages, Centre Pompidou, Paris.
novembre 17, 2009, 12:53
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L’exposition Soulages est certainement l’un des plus grands événements de l’automne en matière de culture en France. Bien entendu, ce type d’affirmation n’engage que moi… Reste que, d’habitude sceptique en ce qui concerne les expositions au Centre Pompidou, je m’incline.

A visiter jusqu’au 8 mars 2010, l’exposition Soulages propose une rétrospective de l’oeuvre du maître du noir et de l’outre-noir. Partant d’un accrochage chronologique, les toiles plus récentes trouvent une unité dans leur facture et leur traitement. Savant jeu de matière et de lumière, le noir s’illumine et trace ses sillons sous le regard médusé du visiteur. Se déclinant dans une véritable richesse, une générosité et une profondeur sans fin, les abysses des oeuvres de Soulages se font lumineuses et sereines.

Et même si la configuration du centre Pompidou rend l’exposition sinueuse, on ne peut pas reprocher à cette exposition son manque de fidélité par rapport au peintre. En effet, Soulages a décidé de l’accrochage lui-même. Autant dire que le peintre a établi lui-même la géographie à respecter pour que la relation oeuvre/public s’exprime selon ses désirs. Le maître est constamment présent : depuis l’affiche jusque dans la mise en place des oeuvres.

Ne vous laissez pas berner par les reproductions des oeuvres de Soulages, rendez vous directement au Centre Pompidou : seul votre oeil pourra rentre justice à un tel travail, et non pas un cliché sur papier glacé.

Il s’agit certainement d’une des meilleures expositions organisée au MNAM au cours de ces dernières années.

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La subversion des images, Centre Pompidou, Paris.
novembre 4, 2009, 9:57
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En place depuis le 23 septembre dernier et visible jusqu’au 11 janvier prochain, La Subversion des Images explore l’imaginaire et le vocabulaire des Surréalistes. L’ambiance y est prometteuse : joyeuse cacophonie laissant présager de la fantaisie aussi ostentatoire que trompeuse du groupe formé autour du noyau dur de 1924. Plusieurs films, rappelant davantage un souvenir de vacances d’une bande d’amis qu’un document poussiéreux ressorti des tiroirs d’un obscure historien de l’art, accueillent le visiteur. Reste que l’ensemble de l’exposition oscille entre grandeur et petitesse, tant dans le format des oeuvres choisies que par sa qualité. Entre oeuvres majeures et petites photos de la taille d’un timbre poste empêchant une visite approfondie les jours de forte affluence, l’accrochage est aussi sinueux que caractéristique de Pompidou. Il faut cependant admettre que les méandres de l’imaginaire surréaliste trouvent leur écho dans ce choix de disposition.

Cette subversion des images regroupe des oeuvres selon les thèmes majeurs du mouvement surréaliste (donc rien de très surprenant dans cet accrochage thématique), quelques belles surprises attendent le visiteur. Le parti-pris reste assez déroutant, cependant : entre introduction au Surréalisme pour le néophyte et incursion dans le quotidien du groupe, il est difficile de se raccrocher à un fil d’Ariane (ou de Kiki, plus approprié dans ce cas présent). Une chose est sure : dans ce contexte, l’art et le quotidien ne faisaient qu’un dans la vie du groupe Surréaliste (ou c’est l’image qu’en donne l’exposition du MNAM). A voir, ne serait-ce que pour sa fantaisie, son témoignage et parce que, pour une fois, l’accrochage est justifié dans une exposition temporaire du Centre Pompidou.

La Subversion des Images, Centre Pompidou.



Ironie : quand les Chinois jouent à faire du Pop Art.
octobre 20, 2009, 8:05
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IMG_6838Zhang Hongtu, Long Live Chairman Mao Series # 29, 1989.



Welcome Ernie Warhol !
octobre 20, 2009, 7:38
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Dépassons le quart d’heure de célébrité. Ici, point de bimbos qui secouent les fesses en short lamé mais plutôt un joyeux pêle-mêle de préoccupations culturelles qui trouvera peut-être ses lecteurs. Bonne lecture…